YouTube part en guerre contre les petits producteurs indépendants

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L’arrivée de l’offre payante de YouTube pose de gros problèmes aux indépendants

Google a bien évidemment flairé le marché juteux des services de streaming musical payant comme Spotify et le français Deezer. La désormais plus grosse capitalisation boursière veut sa part du gâteau d’un mode d’écoute qui devient incontournable.

Si YouTube n’a pas encore fait d’annonce officielle, l’application, selon le New York Post, sera baptisée MusicPass dès cet été et disponible sous Androïd, le système d’exploitation pour mobiles et tablettes développé par Google. Elle sera disponible au prix de 5 dollars (avec publicité) ou 10 dollars (sans publicité) par mois.

Des conditions d’accès « inacceptables »

Selon les producteurs indépendants, YouTube leur propose des conditions de rémunération inacceptables, mais les menace également de retirer leur catalogue de son offre gratuite afin de faire pression sur eux.

Le réseau mondial des labels de musique indépendante WIN avait indiqué jeudi à l’AFP avoir « donné 24 heures » à YouTube pour abandonner ses menaces de retirer les vidéos des musiciens n’adhérant pas aux conditions de son nouveau projet de streaming musical. Mais cet ultimatum est arrivé vendredi à son terme sans que le site américain de partage de vidéos ne cède.

« Selon des informations communiquées par un très grand nombre de labels indépendants, tant français qu’européens ou américains, YouTube menacerait de procéder au blocage voire au retrait immédiat de leur catalogue en cas de refus du contrat qui leur est imposé par cet opérateur », indique l’UPFI, qui regroupe les producteurs indépendants français.

« Concrètement, quand Spotify nous propose entre 65 et 70 % du prix public hors taxe et avant paiement des droits d’auteur, Google nous propose 45 % », déclare aux Echos, sous le sceau de l’anonymat, un producteur.

Des centaines (milliers?) d’artistes menacés de disparition

Si les petits labels ne cèdent pas aux conditions du géant ils seront retirés du catalogue gratuit, ce qui entraînerait une perte musicale et culturelle inestimable.

WIN indique être entrée en contact avec YouTube pour lui demander d’annuler cette menace, mais sans succès. « Google nous dit : si nous ne pouvons pas référencer votre offre en payant, nous sommes obligés de la retirer du gratuit », explique un autre producteur.

Du côté des grosses majors (Universal Music, Sony Music et Warner Music) ils négocient avec YouTube de meilleures conditions. « Des avances de plusieurs centaines de millions de dollars pour la mise à disposition de leur catalogue », d’après Les Echos.

via focuSur.fr
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